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Avec toute l’audace de l’élégance et les nuances délicates du style Hollington, avec la faveur du temps derrière les vêtements rudes de leur lourde majesté, avec les éclats de lumière de ces formes cadencées, et la nimbe souriante qui me vient entourer, c’est l’élégance orange que je me vois porter.


L’esprit Hollington

Ce n’est que sous le charme de la tentation que je peux vous parler de cette maison que j’admire beaucoup : Hollington. Pour bien comprendre le style et la signature, faisons un petit bond en arrière, quand en 1974 Patric Hollington s’installa rive gauche entre la Sorbonne et le Théâtre de l’Odéon, et devint ainsi le plus parisien des irlandais lorsqu’il ouvrit sa boutique rue Racine (là où se trouvent les trois uniques boutiques Hollington de Paris — aux 7, 9 et 13), où accourent les aficionados du col mao et du col charpentier, qui resteront indéniablement la marque de fabrique de toutes ses collections.

La volonté de désacraliser la chemise en lui enlevant volontairement le col avait pour but d’empêcher les hommes de porter la cravate. Patric voulait s’affranchir des codes de l’élégance classique, croyant, à juste titre, qu’on pouvait être élégant sans pour autant porter le costume. Élégante et intemporelle, l’œuvre Hollington est le mélange de l’esprit « bohème chic », de la rigueur architecturale du Bauhaus, de la mesure syncopée du jazz et du souffle épique de la musique russe.

Elle s’inscrit dans des lignes simples, épurées et architecturales, sans jamais verser dans le conformisme ou l’ennui. Les vêtements sont astucieux et confortables, avec les plis d’aisance et les nombreuses poches qui sont la signature Hollington. S’amuser avec les textures, jouer avec les multitudes de tissu, s’enjôler avec les foultitudes d’étoffes et de matières, c’est bien cela la raison créatrice de Patric Hollington.


Durant les années 70, il est considéré comme le créateur qui a réinventé le dressing masculin en lui apportant des vêtements déstructurés, avec des lignes simples que l’on peut même qualifier « d’architecturales ». Il commence à habiller les designers, les peintres, les architectes, les acteurs, et même des hommes politiques, qui trouvent en ses vêtements une élégance fonctionnelle en accord avec leur métier. La marque a su garder son identité en proposant depuis les années 70 des pièces emblématiques qui ont traversé les décennies et restent très actuelles.


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De nos jours, la clientèle qui se rend chez Hollington est relativement âgée et s’y habille depuis de très nombreuses années. Souvent de forte corpulence, elle y cherche le confort et l’élégance qu’elle ne trouve nul part ailleurs. Cependant la marque propose désormais une coupe dite « ajustée » qui convient très bien à un public de jeune-homme, de corpulence standard et qui, comme moi, souhaite porter des vêtements de qualité apportant un niveau d’excellence dans le traitement des points de frictions et dans la reconnaissance d’un vrai savoir-faire où le choix des matières remarquable s’ajoute à un très bon rapport qualité/prix tout en apportant un service de haute qualité , comme en témoigne le service de retouches Hollington au numéro 13 de la rue Racine, en cas de petites choses à rectifier...




Collection automne 2018

L’allure et l’attention apportée aux détails sont les principales lignes de force du style Hollington. Patric choisit soigneusement les étoffes de sa main chez les meilleurs tisseurs italiens, irlandais et écossais. Comme vous pouvez vous en rendre compte sur les deux tenues que j’arbore, il nous propose cet automne des vêtements qui incarnent pleinement les spécificités de sa marque : un grand choix de tweeds venus directement d’Écosse, des velours et des cotons d’hiver épais, ainsi que des chenilles de laine et coton tissées pour lui en Toscane.

Pour cette collection automnale, Patric Hollington a voulu célébrer les galeries d’art — en particulier celles de son quartier, le VIe arrondissement. Passionné de création, c’est en effet au cœur de Saint-Germain-des-Prés qu’il a développé ses goûts éclectiques et rencontré de nombreux artistes. Il s’est inspiré des teintes de leurs aplats et de leurs camaïeux, et est devenu un expert de la couleur.

Pour cette saison, Patric a choisi ses étoffes dans une gamme automnale : les orangés s’opposent aux bleus, les prunes et les violines se détachent sur les bruns. Si son penchant pour les tissus texturés est si fort, c’est aussi parce qu’il aime les matières brutes utilisées par certains sculpteurs et peintres. Les tartans en laine de l’automne et de l’hiver sont ainsi tissés avec du cachemire, ce qui leur confère encore plus de relief.


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Son célèbre Winter Cotton est parfait pour les temps froids à venir : une serge de coton lourd, élégante aussi bien au quotidien, à l’atelier, que pour un vernissage. Les velours élaborés chez un grand artisan du nord de l’Italie montrent de profondes côtes de largeur variable. Certains sont tissés avec de la laine et du coton, et d’autres avec du coton extensible pour le confort et la liberté du mouvement.


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C’est le le fameux Winter Cotton qui est à l’honneur sur ces deux photos, avec à gauche la veste megeve à col officier et le pantalon Bari, et à droite le pantalon Jules en velours.


La ligne Stretch Denim, devenue un classique workwear de la marque, vient compléter cette collection aux influences artistiques avec une toile de denim brute très foncée, au toucher étonnamment souple. Quant aux coupes de la saison, elles ne changent pas ! Elles présentent des lignes simples et épurées sublimant la rigueur des perspectives et l’œil du créateur : une élégance aux aspects de pastels et à la nacre baignée, à la coupe sereine et aux formes certaines.



Look 1

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Look 2

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