img

Là où coulent les déserts infinis à la chaleur ardente et aux oasis fleuris, là où les nuits polaires succèdent aux chaleurs atroces du jour, là où le resplendissant soleil australe éblouit les destinées comme il éblouit de clarté, j'ai vu, sur les sommets tachés d'écumes de lumière, le globe rouge du soleil tomber dans la nuit ; et face à l'ocre vermeil des dunes et la poussière blanche du Pan d'Etosha, face à l'innombrable néant des sables sous le néant lucide du ciel, j'ai approché des peuples authentiques à l'héritage sacré, pareil aux portes du bonheur.

Mon véhicule s'enfonce dans un sable de plus en plus fin, un sable qui progressivement change de couleur, passe du blanc à l'orange, de l'orange à l'ocre. Les dunes sont capricieuses : derrière une crête modeste se cache une pente impressionnante.


img

Gagnant du terrain, la nuit a terrassé le soleil, le contraignant à se réfugier près du sol où ses flammes jaillissent une dernière fois avant de s'éteindre. L'Univers semble réduit à ce cercle enchanté, bordé du grand noir et du froid de la nuit.


img

Rarement une nuit entière, parsemée des milliards d'étoiles du trait lacté de notre Galaxie, ne voyait le silence infini qui s'était installé se laisser par instant traverser des cris des singes et autres Haplorrhini.


img

Et quand vient le matin froid et humide du désert, je me lève sous un soleil aux flavescences de vieil or.


img

Refroidies par la rosée, les dunes paraissent plus pâles à cette heure du jour. Aucune végétation sauf un arbuste appelé !Narra aux fruits appréciés des Oryx. Plus loin, des empreintes fossilisées d'éléphants. Il y a de la vie dans cette mer de sable dont les dunes, immenses vagues agitées par les vents, se font et se défont.


img

Insectes et coléoptères trouvent par magie eau et nourriture dans un sable sec. Des peuples silencieux y habitent secrètement.


img

"!Kumm, !kumm, !kumm" ("Viens !, viens !, viens !") : mes hôtes m'encouragent à faire du feu, mais rien n'y fait, les herbes ne veulent pas prendre. La visite de Tsumkwe m'apprend beaucoup sur la vie dans la brousse. Je suis étonné de la finesse d'esprit des gens que je rencontre. Grâce à leur savoir ancien, leur culture et leurs traditions, les Himba sont d'une extraordinaire affection. Je comprends leur volonté farouche et leur combat pour garder leur culture.


img

La Namibie est emplie de beauté, cela ne s'explique pas. La beauté déteste les idées. Elle se suffit à elle-même. Une nature comme une œuvre est belle comme quelqu'un est beau. J'ai vu une nature radieuse, des œuvres enchanteuses et des personnalités merveilleuses. Je reviens solitaire, le cœur égratigné, déchiré d'avoir connu le paradis, un bonheur dont on ne peut guérir.

Photos interdites à la publication sans autorisation

Photos complémentaires

image image image image image image image image